Guide · Vidéo enregistrée
Comment rendre une vidéo accessible aux personnes sourdes ?
Beaucoup de personnes sourdes ont besoin de la langue des signes, pas seulement de sous-titres, et d’un interprète qu’elles voient vraiment. Ce que recommandent le W3C et les régulateurs sur la taille, l’incrustation activable et le contraste, et comment Acceasy l’applique.
- 1/3De l’image, idéalement, pour l’information : la charte LSF reprise par l’Arcom
- 1/6De l’écran : le minimum chez l’Ofcom (Royaume-Uni) et le CNLSE (Espagne)
- 1/9De l’écran : le minimum obligatoire à la télévision colombienne
- ½De la hauteur de l’écran : ce que demande la Fédération mondiale des sourds
La réponse courte
Une vidéo est accessible aux personnes sourdes qui pratiquent une langue des signes quand elle propose la langue des signes en plus des sous-titres, et quand l’interprète est réellement lisible : assez grand pour qu’on voie les mains, le visage et le haut du corps, bien contrasté par rapport au fond, sur l’écran où la vidéo est regardée.
Le W3C recommande de diffuser l’interprète sous forme de couche séparée et synchronisée plutôt que d’une petite image incrustée dans la vidéo, pour que chaque spectateur puisse l’activer, la désactiver et l’agrandir ; les régulateurs audiovisuels encouragent aussi les outils qui permettent d’en changer la taille. Les WCAG demandent la langue des signes au niveau AAA (critère de succès 1.2.6), sans fixer de taille.1 En France, la charte LSF reprise par l’Arcom vise idéalement un tiers de l’image pour l’information ; ailleurs, les minimums vont d’un neuvième à un sixième de l’écran, et la Fédération mondiale des sourds (WFD) demande au moins la moitié de sa hauteur.
Un mot sur le vocabulaire : les normes parlent d’« interprète » et d’« interprétation ». Dans une vidéo enregistrée, la version signée est le plus souvent une traduction préparée à l’avance ; ce guide emploie « interprète » au sens large pour la personne qui signe à l’écran.
Les sous-titres ne suffisent pas
Pour beaucoup de personnes sourdes, la langue des signes est la langue première et le français écrit, une seconde langue. Le W3C l’écrit dans ses explications des WCAG : « Written text, such as that found in captions, is often a second language » [traduction libre : « le texte écrit, comme celui des sous-titres, est souvent une seconde langue »].2 Sa ressource sur les langues des signes ajoute que certaines personnes sourdes lisent mal le langage écrit, « en particulier à la vitesse de la plupart des sous-titres », et précise : « Certaines personnes voudront bénéficier de la langue des signes et des sous-titres en même temps. »3 Le régulateur britannique, l’Ofcom, le dit aussi aux chaînes : les sous-titres ne doivent pas être vus comme un substitut de la langue des signes.4
C’est pourquoi les WCAG lui consacrent un critère de succès. Dans la traduction française agréée :
« Fournir une interprétation en langue des signes pour tout contenu audio pré-enregistré, sous forme de média synchronisé. »
Le W3C le reconnaît lui-même : « La langue des signes n’est pas requise par la plupart des politiques d’accessibilité Web. »3 Sur le web, c’est donc le plus souvent un choix que vous faites pour votre public sourd. Pour le cadre français (loi n° 2005-102, RGAA, contrôle de l’Arcom), voir notre guide de l’accessibilité numérique, et pour les critères WCAG, notre guide WCAG AAA et langue des signes.
Un interprète trop petit n’est pas accessible
Les langues des signes mobilisent en même temps les mains, le visage et le haut du corps. Si l’un d’eux est trop petit pour être lu, le sens se perd. La ressource du W3C sur les langues des signes le formule simplement : « Assurez-vous que l’image de l’interprète en langue des signes soit suffisamment grande », et en donne la raison : « Les visionneurs doivent être capables de voir correctement tous les mouvements et les expressions faciales. »3 La technique G54 prévient : « If the video stream is too small, the sign language interpreter will be indiscernible » [traduction libre : « si la vidéo est trop petite, l’interprète en langue des signes sera indiscernable »].5
En France, la charte de qualité de 2015, signée par le CSA (devenu l’Arcom), l’État et les associations nationales de personnes sourdes, fixe l’objectif pour l’information. Le guide publié par l’Arcom en 2022 le rappelle :
« Veiller pour les émissions et programmes d’information interprétés en LSF, à ce que l’incrustation de l’interprète occupe un tiers de l’écran. »
Le guide montre aussi ce qui ne va pas : une incrustation qui « couvre moins d’1/5ème de l’écran » devrait être agrandie. Il demande un cadrage en « plan américain », à mi-cuisse, pour que tous les signes restent lisibles, et que rien ne recouvre la personne qui signe.6 L’Ofcom, au Royaume-Uni, demande au moins un sixième de la surface de l’écran et invite à tenir compte des plateformes de diffusion.4 En pratique, un interprète lisible sur un téléviseur peut devenir trop petit sur un téléphone.
Les tailles minimales qui existent
Le W3C ne donne aucun chiffre. Plusieurs régulateurs et organismes publics le font, et ils ne sont pas d’accord. Ces textes ont été écrits pour la télévision et la vidéo à la demande, pas pour les sites web, mais ce sont les meilleures références officielles sur la taille dont un interprète a besoin.
| Taille minimale | Pays | Source | Nature du texte |
|---|---|---|---|
| 1/3de l’image, idéalement, pour l’information | FR | France : Charte de qualité pour l’usage de la LSF dans les programmes télévisés (2015), reprise dans le guide de l’Arcom de 2022.6 | Charte volontaire signée par le régulateur, l’État et les associations de personnes sourdes |
| 1/6de la surface de l’écran de télévision | UK | Royaume-Uni : Ofcom, Guidelines on Providing Television and On-Demand Access Services, 5.18.4 | Lignes directrices du régulateur : bonnes pratiques qui accompagnent le code obligatoire |
| 1/6de l’écran | ES | Espagne : CNLSE (Real Patronato sobre Discapacidad), recommandations techniques pour la langue des signes à la télévision, 2020.7 | Recommandation d’un organisme public |
| 1/9de l’écran | CO | Colombie : Comisión de Regulación de Comunicaciones (CRC), résolution 5050 de 2016, art. 15.2.3.6. De la tête à la taille, avec de l’espace sur les côtés.8 | Règle obligatoire pour les opérateurs de télévision |
| ½ × ¼la moitié de la hauteur et le quart de la largeur de l’écran | BR | Brésil : ministère de la Culture, Guia para Produções Audiovisuais Acessíveis (2016), qui reprend la norme technique ABNT NBR 15290 pour la télévision.9 | Guide officiel qui reprend une norme technique |
| ½de la hauteur de l’écran | Intl | International : Fédération mondiale des sourds (WFD), Position Paper on Accessibility (2019).10 | Position de la communauté sourde internationale |
La WFD est sans détour : des incrustations plus petites « are contradictory to the purpose of having interpreter insets » [traduction libre : « vont à l’encontre de l’objectif même d’une incrustation d’interprète »].10 Un interprète dans un cadre d’un quart de la largeur et d’un quart de la hauteur de l’image, soit 1/16 de l’écran, est en dessous de tous les minimums de ce tableau.
Trop petit
1/16 de l’écran
- En dessous de tous les minimums officiels du tableau.
- Mains, doigts et expressions du visage deviennent difficiles à lire, surtout sur un téléphone.
- S’il est incrusté dans l’image, personne ne peut l’agrandir.
Assez grand
La moitié de la hauteur
- Le minimum que demande la Fédération mondiale des sourds.
- Visage, mains et buste se lisent facilement.
- Il couvre davantage l’image : chaque spectateur devrait donc pouvoir le déplacer ou le masquer.
Illustrations réalisées par U-I-X à partir de nos propres images : la même scène, avec le même interprète, à deux tailles. Ce ne sont pas des captures d’une diffusion réelle.
Incrusté ou superposé : pourquoi une couche séparée fonctionne mieux
Il y a deux façons d’ajouter un interprète à une vidéo, et le W3C accepte les deux pour satisfaire le critère 1.2.6.
Incrusté dans l’image
L’interprète est monté dans la vidéo elle-même (technique G54 du W3C). Cela fonctionne dans n’importe quel lecteur, mais le W3C en souligne l’inconvénient : une image de plus faible résolution, « that cannot be easily enlarged without enlarging the entire image » [traduction libre : « qu’on ne peut pas agrandir facilement sans agrandir toute l’image »].5 Son conseil : s’assurer que la vidéo peut être lue en plein écran, ou que l’interprète peut être affiché à la taille qu’il aurait en plein écran.5 Un interprète incrusté ne peut pas non plus être masqué : tout le monde le voit, et il cache une partie de l’image pour tous.
Une couche séparée et synchronisée
L’interprète est une seconde vidéo, synchronisée avec la première, que le lecteur affiche par-dessus ou à côté (technique G81 du W3C). Selon le W3C, ce second flux « can be overlaid on top of the original video or displayed in a separate window » [traduction libre : « peut être superposé à la vidéo d’origine ou affiché dans une fenêtre séparée »] ; il s’affiche au choix du spectateur, sans modifier la présentation pour les autres, et l’interprète peut être agrandi séparément.11
Les exigences du W3C pour l’accessibilité des médias (Media Accessibility User Requirements, MAUR), qui décrivent ce que les lecteurs devraient proposer, vont plus loin. Les systèmes qui prennent en charge la langue des signes devraient :12
- lire la vidéo en langue des signes en synchronisation avec la vidéo principale [SL‑2] ;
- l’afficher en incrustation (image dans l’image), en superposition avec transparence, en vidéo parallèle, ou comme vidéo principale avec l’original dans une petite fenêtre [SL‑3] ;
- permettre à l’utilisateur d’activer et de désactiver la piste en langue des signes [SL‑5] et de voir, pendant la lecture, quelles pistes sont disponibles [DAC‑7].
La ressource du W3C le dit avec des mots simples : facilitez l’accès à la vidéo avec et sans langue des signes, par exemple avec, « directement sous le lecteur multimédia », « un grand bouton d’activation ».3
La charte française de 2015 allait déjà dans ce sens. Ses signataires s’engageaient à explorer, via la télévision connectée et par exemple la norme HbbTV, un flux de langue des signes permettant :
« … une incrustation optionnelle, superposée à l’image vidéo, […] et une gestion de la fenêtre incrustée (taille, position, etc.). »
Les autres régulateurs vont dans le même sens. L’Ofcom encourage les chaînes à proposer des outils pour changer la taille de l’interprète.4 Et la WFD cite la télévision numérique brésilienne, qui prévoit l’interprète en image dans l’image optionnelle, « making it possible to readjust the size and position » [traduction libre : « dont on peut réajuster la taille et la position »].10
Pour être précis : ce sont des recommandations, pas des obligations légales. Nous n’avons trouvé aucune loi ni aucun règlement qui impose une piste de langue des signes séparée et activable. Le W3C accepte l’interprète incrusté (G54), et sa propre ressource note que l’interprétation en langue des signes est « souvent » fournie « en superposition dans le coin en bas à droite des vidéos ».13 La norme européenne EN 301 549 n’impose une activation en une seule action que pour les sous-titres, l’audiodescription et les sous-titres parlés, et la présente comme une bonne pratique pour les autres fonctions d’accessibilité audiovisuelle.14
Contraste et visibilité : un choix, pas un réglage unique
La taille ne suffit pas si l’interprète se confond avec le fond. Selon le W3C, il est généralement préférable que le fond et les vêtements de l’interprète soient « des couleurs unies qui contrastent avec leur couleur de peau », avec une bonne luminosité.3 La charte de 2015 demande une tenue de « couleur (s) contrastée (s) par rapport au décor » et une lumière diffuse.6 Le guide de l’Arcom va plus loin et tranche sur le fond :
« … il convient d’éviter le recours à un fond transparent ou sans contraste avec la peau de l’interprète. »
La raison est donnée aussitôt : « afin de faciliter l’accessibilité de l’interprétation aux personnes sourdes-malvoyantes, on privilégiera un fond opaque ».6 En Espagne, le CNLSE note de même que les personnes sourdaveugles peuvent avoir besoin d’un interprète plus grand, sur un fond uni et sombre.15
Les exigences MAUR du W3C ajoutent que l’utilisateur devrait pouvoir régler le contraste et la luminosité de ce qui s’affiche dans le lecteur : « Provide the user with the ability to control the contrast and brightness of the content within the playback viewport » [traduction libre : « offrir à l’utilisateur la possibilité de régler le contraste et la luminosité du contenu dans la zone de lecture »]. Le W3C en fait lui-même une exigence de niveau « devrait », car tous les appareils ne le permettent pas.12
Les sources ne disent donc pas toutes la même chose : une incrustation transparente cache moins l’image, un fond opaque et sombre est plus lisible pour les personnes sourdes malvoyantes. Aucun réglage ne convient à tout le monde. La conclusion honnête : laisser chaque spectateur choisir. Pour les directs, Acceasy Live offre à chaque spectateur le même type de choix : un fond transparent, noir ou bleu derrière l’interprète. Pour en savoir plus, voir notre guide de la diffusion en direct accessible.
Liste de contrôle pour les éditeurs de vidéos
Six points qui résument ce sur quoi les sources ci-dessus s’accordent.
Proposer langue des signes et sous-titres
Des sous-titres pour tous (WCAG 1.2.2, niveau A)16 et une version en langue des signes pour les personnes sourdes dont c’est la langue première (1.2.6, niveau AAA).
Donner de la place à l’interprète
Au moins ce que fixe votre marché ; en France, la charte vise idéalement un tiers de l’image pour l’information. Vérifiez sur un téléphone.
Le garder séparé et synchronisé
Diffusez l’interprète comme une couche à part, synchronisée, pour pouvoir l’agrandir sans agrandir toute l’image.
Laisser l’activer et le désactiver
Une commande visible, utilisable aussi au clavier, pour que personne n’ait à chercher l’interprète ni à subir celui dont il n’a pas besoin.
Laisser le déplacer et choisir le fond
Pour qu’il ne cache jamais une information clé, et que les personnes sourdes malvoyantes puissent choisir un fond opaque.
Filmer pour être lu, avec des humains
Tenue et fond unis et contrastés, lumière diffuse, tout l’espace de signation dans le cadre, et des interprètes humains : pour le W3C, les avatars « ne sont pas suffisamment robustes pour produire un résultat satisfaisant ».3
Et consultez les personnes sourdes. La WFD recommande d’organiser l’interprétation dans les médias en concertation étroite avec les associations nationales de personnes sourdes.10
Comment Acceasy Player et Acceasy Web appliquent ces recommandations
Nous avons conçu Acceasy Player pour la vidéo enregistrée et Acceasy Web pour les sites autour de la même idée : une traduction humaine en langue des signes, dans sa propre couche, que chacun règle à sa façon. Voici comment chaque recommandation correspond à ce que font les deux produits.
| Recommandation | Référence | Acceasy Player | Acceasy Web |
|---|---|---|---|
| Assez grand pour être luW3C WAI, G54, Arcom, Ofcom | G54 | Le spectateur redimensionne la fenêtre de traduction par son coin supérieur gauche. Le mode image dans l’image (H) place la couche en langue des signes au premier plan et réduit la vidéo principale. | Le visiteur redimensionne librement la fenêtre de traduction. |
| Une couche séparée et synchroniséeW3C G81, MAUR SL-1 et SL-2 | G81 | La traduction est une couche à part, non incrustée dans la vidéo. Elle reste synchronisée quand on avance ou recule de 10 secondes (Y/I) ou qu’on change la vitesse de 0,25× à 2× (M/N). | Une couche au-dessus de votre site actuel. Les éléments traduits affichent une petite icône de langue des signes ; chaque traduction s’ouvre dans sa propre fenêtre. |
| L’activer et le désactiverMAUR SL-5 et DAC-7, W3C WAI, charte LSF | SL-5 | Le spectateur affiche ou masque la fenêtre de traduction avec la touche J. | Facultatif et à la demande : le visiteur l’active, puis ouvre ou ferme la fenêtre. |
| Le déplacer pour ne rien cacherMAUR SL-3, Arcom, W3C WAI | SL-3 | Il se déplace n’importe où sur la vidéo. | Il se déplace n’importe où sur l’écran. |
| Un contraste au choix du spectateurMAUR VP-4, Arcom, CNLSE | VP-4 | Fond transparent ou noir derrière l’interprète, avec la touche K. | Le contraste de la fenêtre de traduction est réglable. |
| Toutes les commandes au clavierMAUR IC-1, W3C WAI Lecteurs multimédia17 | IC-1 | Chaque commande a sa touche, pensée pour les personnes sourdes malvoyantes : J, K, H, Espace ou U, Y/I, M/N, C et F. | — |
| Des sous-titres en plus de la langue des signesWCAG 1.2.2, W3C WAI | 1.2.2 | Sous-titres à la demande dans cinq langues au plus (C). | — |
| Des humains, pas des avatarsMAUR 2.8, W3C WAI | 2.8 | Traduction enregistrée par des traducteurs humains, dans n’importe quelle langue des signes. U-I-X enregistre l’ASL (avec Visual Voice Media), la BSL, la LSC, la LIBRAS (avec Um Tradutor) et l’International Sign ; pour la LSF, la LSFB, la LSQ ou toute autre langue des signes, le lecteur diffuse les vidéos signées par vos propres interprètes. | Traduction humaine, fondée sur le sens, par la même équipe, ou vidéos signées par vos propres interprètes. |
Un tiret signifie que la fonction ne fait pas partie de ce produit. La colonne « Référence » donne la principale référence du W3C pour chaque ligne (MAUR : Media Accessibility User Requirements). Acceasy Player couvre le critère WCAG 1.2.6 pour les vidéos qu’il diffuse ; il ne rend pas à lui seul un site entier conforme. En direct, Acceasy Live propose un fond transparent, noir ou bleu derrière l’interprète.
Acceasy Player s’intègre avec un extrait de code, comme n’importe quel lecteur vidéo standard, et les spectateurs n’installent rien. Votre équipe de traduction, ou la nôtre, téléverse les vidéos signées et les synchronise sur une ligne de temps dans l’Acceasy Video Platform ; nous les traitons et les rendons, et la vidéo accessible est prête à intégrer sous 36 heures. Acceasy Web s’ajoute à un site existant avec un seul script, sans refaire son design ni son code.
Sources
- W3C, Règles pour l’accessibilité des contenus web (WCAG) 2.2, critère de succès 1.2.6 Langue des signes (pré-enregistrée), niveau AAA. Traduction française agréée (Access42), 22 septembre 2026 ; version originale : Recommandation du W3C du 12 décembre 2024. Consulté le 25 oct. 2026.
- W3C WAI, Understanding Success Criterion 1.2.6: Sign Language (Prerecorded), Intent (en anglais). Mis à jour le 6 septembre 2026. Consulté le 25 oct. 2026.
- W3C WAI, Langues des signes, dans la ressource Médias audio et vidéo (traduction française publiée par la WAI ; version anglaise du 17 septembre 2024). Consulté le 25 oct. 2026.
- Ofcom (Royaume-Uni), Ofcom’s Guidelines on Providing Television and On-Demand Access Services (en anglais), section 5 Signing, paragraphes 5.5, 5.17 et 5.18. Avril 2024. Consulté le 25 oct. 2026.
- W3C WAI, Technique G54: Including a sign language interpreter in the video stream (en anglais). Mise à jour du 6 septembre 2026. Consulté le 25 oct. 2026.
- Arcom, Guide de mise en image de la Langue des signes française, mars 2022, avec en annexe la Charte de qualité pour l’usage de la Langue des signes française dans les programmes télévisés du 15 janvier 2015 (points 4 et 7). Consulté le 25 oct. 2026.
- CNLSE, Real Patronato sobre Discapacidad (Espagne), Recomendaciones técnicas y lingüísticas para una correcta emisión de lengua de signos en televisión (en espagnol). 2020. Consulté le 25 oct. 2026.
- Comisión de Regulación de Comunicaciones (Colombie), Resolución CRC 5050 de 2016, art. 15.2.3.6 (en espagnol). Consulté le 25 oct. 2026.
- Ministério da Cultura, Secretaria do Audiovisual (Brésil), Guia para Produções Audiovisuais Acessíveis (en portugais), 2016, chapitre 4 (points 4.1.1 à 4.1.3). Consulté le 25 oct. 2026.
- World Federation of the Deaf (Fédération mondiale des sourds), Position Paper on Accessibility: Sign Language Interpreting and translation and technological developments (en anglais), section 3. 7 février 2019. Consulté le 25 oct. 2026.
- W3C WAI, Technique G81: Providing a synchronized video of the sign language interpreter that can be displayed in a different viewport or overlaid on the image by the player (en anglais). Mise à jour du 6 septembre 2026. Consulté le 25 oct. 2026.
- W3C, Media Accessibility User Requirements (en anglais), note du W3C, 3 décembre 2015 : 2.8 Sign translation [SL-1] à [SL-5], 3.1 [IC-1], 3.5 [DAC-7], 3.7 [VP-4]. Consulté le 25 oct. 2026.
- W3C WAI, Contenu audio et contenu vidéo, dans la ressource Médias audio et vidéo (traduction française publiée par la WAI ; version anglaise du 17 septembre 2024). Consulté le 25 oct. 2026.
- ETSI, CEN et CENELEC, EN 301 549 V4.1.1 (2026-09), Accessibility requirements for ICT products and services (en anglais), clause 7.3, note 2. Consulté le 25 oct. 2026.
- CNLSE, Real Patronato sobre Discapacidad (Espagne), Guía de buenas prácticas para la incorporación de la lengua de signos española en televisión (en espagnol), 2017 (NIPO 689-17-006-0), section 6. Consulté le 25 oct. 2026.
- W3C, Règles pour l’accessibilité des contenus web (WCAG) 2.2, critère de succès 1.2.2 Sous-titres (pré-enregistrés), niveau A. Traduction française agréée. Consulté le 25 oct. 2026.
- W3C WAI, Lecteurs multimédia, dans la ressource Médias audio et vidéo (traduction française publiée par la WAI ; version anglaise du 17 septembre 2024). Consulté le 25 oct. 2026.
Acceasy, en pratique
La couche de traduction en action
Deux produits pour les contenus enregistrés, avec de vrais interprètes humains dans une couche que chaque spectateur règle.
Un lecteur vidéo à intégrer, avec une traduction en langue des signes séparée et synchronisée. Le spectateur l’active, la déplace, la redimensionne, l’agrandit en mode image dans l’image et choisit un fond transparent ou noir, aussi au clavier. Sous-titres dans cinq langues au plus.
Critères WCAG1.2.61.2.2
Découvrir Acceasy PlayerUne couche en langue des signes pour le site que vous avez déjà. Les parties de la page traduites affichent une petite icône ; le visiteur ouvre celle dont il a besoin, puis la déplace, la redimensionne, en règle le contraste ou la ferme. Ajouté avec un seul script.
Questions
Vidéo accessible aux personnes sourdes : vos questions
Des réponses courtes à ce que les éditeurs de vidéos nous demandent le plus.
Posez-nous la questionQuelle taille doit avoir l’interprète en langue des signes à l’écran ?
Il n’existe pas de règle unique. Les WCAG ne fixent aucune taille : le W3C demande seulement que l’interprète soit assez grand pour qu’on voie tous les mouvements et toutes les expressions du visage. En France, la charte LSF reprise par l’Arcom vise idéalement un tiers de l’image pour les programmes d’information. Ailleurs, les minimums vont d’un neuvième de l’écran (Colombie) à un sixième (Royaume-Uni, Espagne) ; le guide officiel brésilien demande la moitié de la hauteur et le quart de la largeur, et la Fédération mondiale des sourds au moins la moitié de la hauteur. Sur un téléphone, plus c’est grand, mieux c’est.
Les WCAG imposent-elles la langue des signes ?
Seulement au niveau AAA. Le critère de succès 1.2.6 demande une interprétation en langue des signes pour tout contenu audio pré-enregistré, sous forme de média synchronisé. La plupart des lois et politiques qui renvoient aux WCAG s’arrêtent au niveau AA, et le W3C reconnaît que la langue des signes n’est pas requise par la plupart des politiques d’accessibilité web.
Les sous-titres suffisent-ils ?
Ajoutez des sous-titres dans tous les cas : les WCAG les exigent au niveau A (1.2.2) et beaucoup de spectateurs en dépendent. Mais ils ne remplacent pas la langue des signes pour les personnes sourdes dont c’est la langue première : pour elles, le texte écrit est souvent une seconde langue. L’Ofcom rappelle aux chaînes britanniques que les sous-titres ne sont pas un substitut de la langue des signes. La meilleure vidéo propose les deux et laisse chacun choisir.
Faut-il incruster l’interprète dans la vidéo ?
Un interprète incrusté s’affiche dans tous les lecteurs, mais on ne peut ni l’agrandir sans agrandir toute l’image, ni le masquer, et sur un petit écran il devient difficile à lire. L’alternative du W3C, la technique G81, est une vidéo séparée et synchronisée que le lecteur superpose ou affiche dans sa propre fenêtre, au choix du spectateur. Si vous ne pouvez publier qu’un seul fichier, le W3C conseille de s’assurer qu’il peut être lu en plein écran, ou que l’interprète peut être affiché à cette taille.
Fond transparent ou noir : que choisir derrière l’interprète ?
Cela dépend du spectateur. Une incrustation transparente cache moins l’image. L’Arcom recommande d’éviter le fond transparent et de privilégier un fond opaque pour les personnes sourdes-malvoyantes, et le CNLSE espagnol note que les personnes sourdaveugles peuvent avoir besoin d’un interprète plus grand sur fond uni et sombre. Acceasy Player permet à chaque spectateur de passer d’un fond transparent à un fond noir avec la touche K.
Que recommande l’Arcom pour l’incrustation de l’interprète LSF ?
Le guide de mise en image de la LSF publié par l’Arcom en 2022 rappelle la charte de 2015 : pour l’information, une incrustation qui occupe idéalement un tiers de l’image, un cadrage à mi-cuisse, une lumière diffuse, une tenue contrastée par rapport au décor et aucun élément graphique par-dessus l’interprète. Il ajoute de nouvelles recommandations, dont un fond opaque plutôt que transparent, pour les personnes sourdes-malvoyantes. Il s’agit d’une charte et d’un guide, pas d’une réglementation contraignante.
Rendons vos vidéos lisibles en langue des signes
Envoyez-nous une vidéo : nous vous montrons ce qu’il lui faut et à quoi ressemblerait sa traduction en langue des signes dans Acceasy Player.




