Guide · Directs, événements et réunions
Diffusion en direct accessible en langue des signes
Un interprète en direct n’aide que si les personnes sourdes le voient : assez grand, à l’écran du début à la fin, bien contrasté et, idéalement, dans une incrustation que chaque spectateur règle. Ce que disent les sources officielles, et la réponse d’Acceasy Live et d’Acceasy Meet.
- 1/3de l’image : taille idéale de l’incrustation LSF dans les programmes d’information (charte de 2015)
- 1.2.4Sous-titres en direct : seul critère WCAG 2.2 en direct pour les personnes sourdes (niveau AA)
- ½de l’écran : l’incrustation que la WFD et la WASLI préfèrent pour les journaux en direct
- 20 i/sfréquence d’images minimale pour la langue des signes en visioconférence (EN 301 549)
La réponse courte
Un direct est accessible aux personnes sourdes qui signent quand elles reçoivent deux choses en même temps : un interprète qualifié qu’elles voient vraiment, et des sous-titres en direct fiables. Les WCAG 2.2 n’exigent que les sous-titres (critère de succès 1.2.4, niveau AA).1 Pour l’interprète, la référence vient de l’audiovisuel et des organisations de personnes sourdes : en France, la charte de qualité de 2015 et le guide de l’Arcom demandent une incrustation qui occupe idéalement un tiers de l’image dans les programmes d’information, un interprète à l’écran du début à la fin de l’interprétation, bien éclairé et bien contrasté.4
Ce sont les qualités qui rendent une vidéo enregistrée accessible : la taille, une couche que le spectateur active et règle, et le contraste. Notre guide vidéo accessible aux personnes sourdes traite de la vidéo enregistrée. Celui-ci traite des directs, des webinaires, des conférences de presse et des visioconférences.
Ce que disent les règles pour le direct
Sur le Web, la référence est les WCAG, dont la traduction française est agréée par le W3C.
« Fournir des sous-titres pour tout contenu audio en direct, sous forme de média synchronisé. »
Les WCAG 2.2 ne contiennent aucun critère sur la langue des signes en direct. Leur seul critère sur la langue des signes, le 1.2.6 Langue des signes (pré-enregistrée), est de niveau AAA et ne vise que les contenus enregistrés.1 La WAI le dit sans détour : « La langue des signes n’est pas requise par la plupart des politiques d’accessibilité Web. »2 Pour les obligations des sites et services numériques en France (article 47 de la loi n° 2005-102 mis en œuvre par le RGAA, acte européen sur l’accessibilité), voir notre guide de l’accessibilité numérique.
L’interprète n’en devient pas facultatif pour autant. Pour les personnes dont la première langue est une langue des signes, explique le W3C, le texte écrit des sous-titres est souvent une langue seconde.3 Et les règles de l’audiovisuel vont plus loin, direct compris.
France : la charte LSF et le guide de l’Arcom
La « Charte de qualité pour l’usage de la Langue des signes française dans les programmes télévisés » du 15 janvier 2015, signée par le secrétariat d’État chargé des personnes handicapées, le CSA (aujourd’hui l’Arcom) et les associations nationales de personnes sourdes, est reproduite dans le guide de mise en image de la LSF publié par l’Arcom en mars 2022.4
« … l’incrustation de l’interprète occupe idéalement 1/3 de l’image. »
- Visibilité. Cadrage idéalement en « plan américain », à mi-cuisse, lumière diffuse sans ombres portées, aucune information textuelle ou graphique sur l’interprète, et une tenue de couleur contrastée par rapport au décor (point 4).
- Jusqu’au bout. « Le diffuseur veille à ce que le programme se termine après la fin de l’interprétation », souvent légèrement décalée par rapport au discours (point 5). Une règle faite pour le direct.
- Qualification. La charte prévoit le recours à des interprètes titulaires d’un diplôme ou d’une qualification reconnus.
- Près de l’orateur. Depuis la crise sanitaire, le guide est net : quand l’interprète figure sur le même plan que l’orateur, « il apparaît impératif de réserver à l’interprète LSF un emplacement à proximité immédiate du pupitre. »
- Un fond opaque. Pour les interprètes incrustés, le guide de 2022 recommande un fond opaque plutôt que transparent, afin de faciliter l’accès des personnes sourdes-malvoyantes (voir plus bas).4
C’est une charte volontaire, pas un règlement, mais c’est la référence que connaissent les chaînes et le public sourd en France.
Belgique, Suisse, Québec
Pour un public qui signe en LSFB, en LSQ ou dans une autre langue des signes, la logique est la même. Acceasy Live fonctionne avec les interprètes de votre événement, quelle que soit la langue des signes.
Ailleurs
- Royaume-Uni. Les lignes directrices de l’Ofcom sur les services d’accès s’appliquent à tout programme signé, direct compris : l’interprète doit occuper au moins 1/6 de la surface de l’écran, et l’interprétation doit être synchronisée avec la parole autant que possible.5
- Colombie. Les chaînes de télévision gratuites doivent intégrer la langue des signes colombienne dans au moins un journal quotidien et dans les allocutions présidentielles, l’interprète occupant au moins un neuvième de l’écran.6
- Brésil. La loi brésilienne d’inclusion impose aux services de radiodiffusion de permettre une fenêtre avec interprète en Libras (art. 67), sans la limiter aux programmes enregistrés.7
- États-Unis. Pour les informations d’urgence à la télévision, la FCC exige que l’audio soit rendu accessible par des sous-titres ou une autre présentation visuelle. Elle n’exige pas d’interprète à l’écran.8
Quand un chiffre existe, il va d’un neuvième à un tiers de l’écran, et la Fédération mondiale des sourds demande au moins la moitié de la hauteur de l’écran.9 La comparaison complète des tailles, avec leur valeur juridique, figure dans notre guide vidéo accessible aux personnes sourdes.
Ces informations sont générales et ne constituent pas un avis juridique.
Visioconférences et réunions : les chiffres
La communication vidéo dans les deux sens est le seul domaine où les normes chiffrent les besoins de la langue des signes. La norme européenne EN 301 549 applique sa clause 6.5 dès qu’un produit ou service TIC offre la voix et la vidéo bidirectionnelles en temps réel, comme les appels vidéo et les outils de réunion :10
- Résolution (6.5.2). Au moins QVGA (320 × 240 pixels) ; VGA de préférence.
- Images par seconde (6.5.3). Au moins 20 ; 30 de préférence, avec ou sans langue des signes dans la vidéo.
- Synchronisation (6.5.4). La voix n’arrive pas plus de 100 ms avant ou après l’image correspondante.
- Qui parle (6.5.5 et 6.5.6). Un indicateur d’activité audio en temps réel et, si l’outil signale la personne qui parle, l’indication de toutes les personnes qui communiquent, y compris celles qui signent.
- Latence (6.5.1, informative). Une latence globale inférieure à 400 ms est préférable, et plus elle est basse mieux c’est, jusqu’à 100 ms.
La même clause note que, pour la langue des signes et la lecture labiale, la fréquence d’images compte davantage que la résolution.10 Ce sont des règles pour les outils de conversation, pas pour les diffusions à sens unique, même si l’EN 301 549 reprend ces chiffres comme référence pour la langue des signes qui accompagne un contenu audiovisuel (4.2.4).
Aux États-Unis, les normes de la Section 508 fixent le même objectif, sans chiffres, pour les TIC avec voix bidirectionnelle et vidéo en temps réel : la qualité vidéo doit suffire à communiquer en langue des signes (412.7).11 Utile si vous fournissez des agences fédérales américaines ; voir notre guide de la Section 508.
La place d’Acceasy Meet
Acceasy Meet est un service de visioconférence pensé pour cette situation. Vos propres interprètes apparaissent dans des incrustations flottantes sans fond, et chaque participant choisit les interprètes à afficher, leur taille et leur place. Plusieurs langues des signes peuvent coexister (l’offre Basic permet jusqu’à quatre interprètes dans jusqu’à quatre langues des signes en même temps), les interprètes se relaient entre eux, et un réglage automatique donne à chacun une image nette issue de sa propre caméra. Les réunions se déroulent dans le navigateur, par lien ou par code, sans rien installer, et l’organisateur n’a jamais à gérer l’accessibilité de qui que ce soit. Vous n’avez pas d’interprètes ? Parlons-en.
Conférences de presse et diffusions d’urgence
Quand une autorité s’exprime en direct, l’interprète est souvent le seul moyen pour les personnes sourdes de recevoir l’information à temps. La Convention relative aux droits des personnes handicapées demande aux États de prendre toutes mesures nécessaires pour « assurer la protection et la sûreté des personnes handicapées dans les situations de risque » (art. 11). Elle leur demande aussi de communiquer sans tarder les informations destinées au grand public sous des formes accessibles, d’encourager les médias à rendre leurs services accessibles et, à l’article 21, point e : « Reconnaissent et favorisent l’utilisation des langues des signes. »12 La Convention engage les États, pas les chaînes, et ne fixe aucune règle d’écran. Les organisations de personnes sourdes, si :
“The interpreter should be displayed in the full screen image at all times, with no text or graphics covering the interpreter.”
WFD et WASLI, lignes directrices sur l’accès à l’information de santé publique en langues des signes nationales, 18 mars 2020 · Lire l’original sur wfdeaf.org (PDF, en anglais)
Ces lignes directrices, écrites pendant la pandémie de covid-19, demandent un interprète présent et visible à l’image à côté de la personne qui parle. Pour un journal avec interprète en studio, elles préfèrent une incrustation d’au moins la moitié de l’écran, ou un cadre séparé occupant 25 % de l’écran, hors de l’image du programme.13 L’Arcom va dans le même sens : l’interprète près du pupitre.4
- Écrivez-le. La WASLI et la WFD demandent aux chaînes des règles écrites pour que l’interprète d’une conférence de presse figure à l’antenne, à côté de l’orateur ou dans une incrustation, et pour que cadreurs, réalisateurs et producteurs les connaissent.14
- Gardez la caméra sur l’interprète. En 2020, l’association nationale des sourds des États-Unis (NAD) a dénoncé auprès des chaînes les trop nombreux cas où la caméra ne montrait que l’orateur, et demandé des interprètes bien visibles et bien éclairés.15
- Interprètes qualifiés et sous-titres. Pour les annonces officielles à la télévision locale, le guide du ministère américain de la Justice sur l’ADA recommande aux collectivités des interprètes qualifiés en langue des signes et des sous-titres incrustés. La page est archivée et précise que certaines parties peuvent ne plus refléter la réglementation actuelle.16
- Connaissez le minimum légal. Aux États-Unis, la règle de la FCC pour l’urgence demande des sous-titres ou une autre présentation visuelle de l’audio, pas un interprète.8 En Colombie, les allocutions présidentielles et les messages institutionnels télévisés doivent être interprétés en langue des signes colombienne.6
Les trois mêmes besoins, en direct : taille, contrôle et contraste
Le direct ajoute l’urgence, mais ce dont les personnes sourdes ont besoin de la part de l’interprète ne change pas.
Ce qui se passe souvent
Un interprète petit et figé
- Incrusté dans l’image, le même pour tous.
- Difficile à lire sur un téléphone.
- Impossible à agrandir sans agrandir tout le direct.
Ce dont les personnes sourdes ont besoin
Un interprète qu’elles maîtrisent
- Assez grand pour le visage, les mains et le buste.
- Affiché, déplacé et agrandi par chaque spectateur.
- À l’image et synchronisé pendant tout le direct.
Les deux images sont tirées du même direct de démonstration d’Acceasy Live : l’incrustation de l’interprète en petit (à gauche) et agrandie par le spectateur (à droite).
1. Assez grand pour être lu
« Les visionneurs doivent être capables de voir correctement tous les mouvements et les expressions faciales. »
L’Ofcom demande des interprètes assez grands pour que les expressions du visage, les gestes des mains et le haut du corps soient faciles à voir et à comprendre, sans masquer d’information importante, et que l’on tienne compte des écrans sur lesquels le programme sera regardé.5 La WFD résume : “Smaller insets are contradictory to the purpose of having interpreter insets.” [« Des incrustations plus petites vont à l’encontre de l’objectif même des incrustations d’interprète », traduction libre].9
Sur un téléphone, même un tiers de l’écran ne fait que quelques centimètres. La taille que chaque spectateur peut choisir compte donc autant que celle que fixe la production.
2. Une incrustation que le spectateur affiche, déplace et agrandit
Les exigences du W3C sur l’accessibilité des médias (MAUR) valent pour tous les médias, direct compris. Elles demandent aux lecteurs d’accepter une vidéo en langue des signes synchronisée avec le programme (SL-2), affichée en incrustation d’image, en surimpression ou en vidéo parallèle (SL-3), et que l’utilisateur puisse l’activer et la désactiver (SL-5).17 L’Ofcom encourage les outils de personnalisation permettant de changer la taille de l’interprète.5
En France, la charte de 2015 engageait déjà ses signataires à explorer, via la télévision connectée et la norme HbbTV, « une incrustation optionnelle, superposée à l’image vidéo », avec « une gestion de la fenêtre incrustée (taille, position, etc.) » (point 7).4 En Espagne, le centre public de la langue des signes (CNLSE) décrit un lecteur Web prêt pour les événements accessibles en direct, dont l’interface est entièrement configurable (position et taille de chaque élément), et un pilote de la RTVE de mars 2016 qui a diffusé en direct l’émission « Los desayunos de TVE » avec la fenêtre de langue des signes disposée selon les recommandations du CNLSE. Le même guide montre la limite à la télévision : chaque taille proposée oblige la chaîne à produire un flux vidéo de plus.18 La WFD cite la télévision numérique brésilienne, qui prévoit l’interprète en incrustation optionnelle, réglable en taille et en position.9
3. Contraste et lumière
La WAI recommande des couleurs unies pour l’arrière-plan et les vêtements de l’interprète, contrastant avec sa couleur de peau, et ajoute : « Assurez-vous d’avoir une bonne luminosité pour rendre l’interprète clairement visible. »2 La charte de 2015 demande une lumière diffuse et une tenue contrastée par rapport au décor,4 et l’Ofcom, des vêtements unis, sans motifs, de couleur contrastée.5
En direct, le contraste se règle à la caméra. Les MAUR demandent que l’utilisateur puisse régler le contraste et la luminosité, et notent qu’en direct, régler la caméra peut suffire.17 Les personnes sourdes malvoyantes ont besoin de plus :
« … il convient d’éviter le recours à un fond transparent ou sans contraste avec la peau de l’interprète. »
Le CNLSE espagnol va dans le même sens : les personnes sourdaveugles peuvent avoir besoin d’un interprète plus grand, sur un fond uni et sombre.18
Sous-titres en direct : nécessaires, mais pas un substitut
Les sous-titres et la langue des signes servent des personnes différentes, et beaucoup de personnes sourdes utilisent les deux. Les WCAG demandent des sous-titres en direct au niveau AA (1.2.4),1 les MAUR demandent aux lecteurs de prendre en charge le sous-titrage en direct (CC-27),17 et l’Ofcom demande que les programmes signés soient aussi sous-titrés.5 Mais le même régulateur prévient : “subtitling should not be seen as a substitute for sign-language” [« le sous-titrage ne doit pas être considéré comme un substitut à la langue des signes », traduction libre].5
Acceasy Live ajoute des sous-titres en direct par IA et leur traduction en direct dans huit langues par défaut : anglais, espagnol, portugais, allemand, français, italien, néerlandais et russe. Chaque spectateur choisit la langue de ses sous-titres, et d’autres langues sont disponibles sur demande.
Acceasy Meet propose des sous-titres en direct et leur traduction dans les mêmes huit langues. Les intervenants peuvent parler une ou deux de ces langues, et chaque participant choisit la langue dans laquelle il lit.
Ce qu’Acceasy Live et Acceasy Meet apportent face à ces recommandations
Acceasy Live sert aux contenus en direct à sens unique : diffusions, streaming, webinaires et événements. Acceasy Meet sert aux réunions vidéo. Le tableau rapproche chaque recommandation de ce que fait chaque produit.
| Recommandation | Source | Acceasy Live | Acceasy Meet |
|---|---|---|---|
| TailleVisage, mains et buste bien visibles ; idéalement 1/3 de l’image pour l’information | Arcom | Chaque spectateur redimensionne l’interprète et peut donc dépasser les tailles minimales recommandées. | Chaque participant règle la taille de chaque interprète. |
| Couche séparéeLa langue des signes comme piste synchronisée à part, non incrustée dans l’image | MAUR | Une couche posée sur le direct, transparente ou sur fond noir ou bleu, au choix de chaque spectateur. Rien n’est incrusté dans le signal, et il n’y a pas de version signée séparée à entretenir. | Les interprètes apparaissent dans des incrustations flottantes sans fond. |
| Afficher, masquerChaque spectateur active ou désactive la langue des signes | MAUR | Chaque spectateur affiche ou masque l’interprète sans changer ce que voient les autres. | Chaque participant choisit les interprètes à afficher. |
| PositionRien ne recouvre l’interprète | Arcom | Chaque spectateur déplace l’interprète où il veut sur le direct. | Chaque participant choisit où apparaît chaque interprète. |
| ContrasteTenue contrastée, lumière diffuse ; fond opaque pour les personnes sourdes-malvoyantes | Arcom | Chaque spectateur choisit le fond derrière l’interprète : transparent pour garder l’image, ou noir ou bleu pour un fond opaque et contrasté, comme le recommande l’Arcom. Le contraste dépend aussi de la façon dont l’interprète est filmé (tenue unie, lumière égale), et le spectateur peut déplacer l’interprète là où il le voit le mieux. | Un réglage automatique donne à chaque interprète une image nette issue de sa propre caméra, et chaque participant peut régler le fond derrière les interprètes. |
| Sous-titres en directSous-titres pour tout contenu audio en direct (WCAG 1.2.4) | WCAG | Sous-titres en direct par IA et leur traduction dans huit langues par défaut, autres langues sur demande. Chaque spectateur choisit la sienne. | Sous-titres en direct et leur traduction dans huit langues. Chaque participant choisit la sienne. |
| InterprètesInterprètes humains diplômés ou qualifiés | Arcom | Interprétation en direct par U-I-X en langue des signes américaine (avec Visual Voice Media), britannique, colombienne, brésilienne (LIBRAS, avec Um Tradutor) et en signes internationaux, ou avec les interprètes de votre événement dans toute autre langue des signes, LSF comprise. | Vos propres interprètes, dans n’importe quelle langue des signes, plusieurs à la fois. |
Deux précisions, en toute franchise. D’abord, une couche transparente et un fond opaque répondent à des besoins différents : la couche laisse voir l’image, tandis que l’Arcom préfère un fond opaque et contrasté pour les personnes sourdes-malvoyantes.4 Acceasy Live laisse ce choix à chaque spectateur : fond transparent, noir ou bleu. Quel que soit le fond, le contraste commence toujours par la façon dont l’interprète est filmé, et la liberté d’agrandir et de déplacer l’interprète aide surtout quand l’image derrière est chargée. Ensuite, aucun produit ne rend un direct « conforme » à lui seul : Acceasy couvre la couche interprète et sous-titres, et le reste de votre page et de votre lecteur doit lui aussi respecter les WCAG.
En pratique : Acceasy Live fonctionne dans un lecteur de diffusion intégré à votre site, en temps réel et avec un délai minimal ; les spectateurs n’ont besoin d’aucun téléchargement, matériel ou logiciel particulier. Acceasy Meet fonctionne dans le navigateur.
Liste de contrôle pour les organisateurs
Réservez des interprètes qualifiés
Dans la langue des signes de votre public, titulaires d’un diplôme ou d’une qualification reconnus, comme le prévoit la charte de 2015.4
Gardez-les à l’image
Du premier au dernier mot, sans graphisme ni sous-titre par-dessus, et près du pupitre lors d’une conférence de presse.13
Donnez-leur la taille nécessaire
Idéalement un tiers de l’image pour l’information, cadrage à mi-cuisse. Laissez le spectateur agrandir l’interprète si vous le pouvez.4
Soignez lumière et tenue
Tenue unie et contrastée, fond uni, lumière diffuse sans ombres portées.4
Laissez le contrôle au spectateur
Une incrustation que chaque spectateur affiche, déplace et agrandit, plutôt qu’une version signée séparée du direct.
Sous-titrez, et laissez finir
Ajoutez des sous-titres en direct et ne coupez pas l’antenne avant la fin de l’interprétation, souvent légèrement décalée par rapport au discours.4
Sources
- W3C, Règles pour l’accessibilité des contenus web (WCAG) 2.2, traduction française agréée (Access42, 22 septembre 2026), critères de succès 1.2.4 Sous-titres (en direct) et 1.2.6 Langue des signes (pré-enregistrée). Original : WCAG 2.2, recommandation du W3C. Consulté le 25 octobre 2026.
- W3C WAI, Langues des signes, dans Rendre les médias audio et vidéo accessibles (traduction française publiée par la WAI ; original anglais mis à jour le 17 septembre 2024). Consulté le 25 octobre 2026.
- W3C WAI, Understanding Success Criterion 1.2.6: Sign Language (Prerecorded), Intent (en anglais). Consulté le 25 octobre 2026.
- Arcom, Guide de mise en image de la Langue des signes française, mars 2022, avec en annexe la Charte de qualité pour l’usage de la Langue des signes française dans les programmes télévisés du 15 janvier 2015 (points 4, 5 et 7). Consulté le 25 octobre 2026.
- Ofcom (Royaume-Uni), Ofcom’s Guidelines on Providing Television and On-Demand Access Services, section 5 Signing, paragraphes 5.5 et 5.12 à 5.18 (en anglais). Avril 2024. Consulté le 25 octobre 2026.
- Comisión de Regulación de Comunicaciones (Colombie), Resolución CRC 5050 de 2016, articles 15.2.3.6 et 15.2.3.9 (en espagnol). Consulté le 25 octobre 2026.
- Presidência da República (Brésil), Lei nº 13.146, de 6 de julho de 2015 (Lei Brasileira de Inclusão), art. 67 (en portugais). Consulté le 25 octobre 2026.
- Federal Communications Commission (États-Unis), 47 CFR 79.2 Accessibility of programming providing emergency information, paragraphe (b)(1) (en anglais). Consulté le 25 octobre 2026.
- Fédération mondiale des sourds (WFD), Position Paper on Accessibility: Sign Language Interpreting and Translation and Technological Developments, section 3 (en anglais). Février 2019. Consulté le 25 octobre 2026.
- ETSI, CEN et CENELEC, EN 301 549 V4.1.1 (2026-09) Accessibility requirements for ICT products and services, clauses 4.2.4 et 6.5 (en anglais). Consulté le 25 octobre 2026.
- U.S. Access Board, Revised 508 Standards, 412.7 Video Communication (36 CFR partie 1194, en anglais). Consulté le 25 octobre 2026.
- Nations Unies, Convention relative aux droits des personnes handicapées, articles 11 et 21 (texte officiel en français). Consulté le 25 octobre 2026.
- WFD et WASLI, Guidelines on Providing Access to Public Health Information in National Sign Languages during the Coronavirus Pandemic (en anglais). 18 mars 2020. Consulté le 25 octobre 2026.
- WASLI et WFD, Communication during natural disasters and other mass emergencies for deaf people who use signed language (en anglais). Janvier 2015. Consulté le 25 octobre 2026.
- National Association of the Deaf (États-Unis), Lettre à la National Association of Broadcasters (en anglais). 19 mars 2020. Consulté le 25 octobre 2026.
- Ministère de la Justice des États-Unis, ADA Best Practices Tool Kit for State and Local Governments, Chapter 7: Emergency Management (page archivée, en anglais). Consulté le 25 octobre 2026.
- W3C, Media Accessibility User Requirements, note de groupe de travail, 3 décembre 2015 : 2.8 Sign translation, 3.7 [VP-4] et sous-titrage [CC-27] (en anglais). Consulté le 25 octobre 2026.
- CNLSE, Real Patronato sobre Discapacidad (Espagne), Guía de buenas prácticas para la incorporación de la lengua de signos española en televisión, 2017, p. 34 à 38 et point 6.3.1 (en espagnol). Consulté le 25 octobre 2026.
Acceasy en pratique
La langue des signes pour les directs et les réunions
Deux produits pour le direct, avec de vrais interprètes humains dans une couche que chacun règle. Choisissez-en un pour voir une courte démonstration.
L’interprétation en langue des signes en direct, en couche posée sur votre diffusion. Chaque spectateur affiche ou masque l’interprète, le déplace, le redimensionne et choisit un fond transparent, noir ou bleu, sans changer ce que voient les autres. Sous-titres en direct par IA dans huit langues par défaut, autres langues sur demande.
Critères WCAG1.2.4
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Diffusion en direct accessible : vos questions
Des réponses courtes à ce que nous demandent le plus les organisateurs et les diffuseurs.
Posez-nous la questionLes WCAG imposent-elles un interprète en langue des signes pour les directs ?
Non. Les WCAG 2.2 exigent des sous-titres en direct (1.2.4, niveau AA), mais ne comportent aucun critère sur la langue des signes en direct ; leur seul critère sur la langue des signes, le 1.2.6, est de niveau AAA et vise les contenus enregistrés. Certaines règles audiovisuelles demandent en revanche la langue des signes en direct, par exemple en Colombie (journaux quotidiens et allocutions présidentielles) et au Brésil, où la loi d’inclusion impose aux chaînes de permettre une fenêtre avec interprète en Libras.
Quelle taille doit avoir l’interprète dans un direct ?
Assez grande pour lire le visage, les mains et le buste. En France, la charte de 2015 demande idéalement un tiers de l’image pour les programmes d’information. Ailleurs, les chiffres vont d’un neuvième de l’écran (Colombie) à un sixième (Ofcom au Royaume-Uni). La Fédération mondiale des sourds demande au moins la moitié de la hauteur de l’écran, et ses lignes directrices de 2020 avec la WASLI préfèrent une incrustation d’au moins la moitié de l’écran pour les journaux en direct. Une incrustation que chaque spectateur agrandit permet d’aller au-delà du minimum.
Pourquoi l’Arcom déconseille-t-elle le fond transparent ?
Son guide de 2022 recommande, pour les interprètes incrustés, d’éviter un fond transparent ou sans contraste avec la peau de l’interprète et de privilégier un fond opaque, afin de faciliter l’accès des personnes sourdes-malvoyantes. Une couche transparente a l’avantage de ne pas masquer l’image ; c’est pourquoi Acceasy Live laisse le choix à chaque spectateur : fond transparent, ou fond noir ou bleu, opaque, comme le recommande l’Arcom. Dans tous les cas, le contraste dépend aussi de la tenue, de la lumière et de la taille de l’interprète.
Les sous-titres en direct suffisent-ils aux personnes sourdes ?
Pas pour toutes. Pour beaucoup de personnes sourdes, la langue des signes est la première langue et le français écrit une langue seconde. L’Ofcom prévient que le sous-titrage ne doit pas être considéré comme un substitut à la langue des signes. Proposez les deux : un interprète et des sous-titres en direct.
Faut-il incruster l’interprète dans le signal ou le proposer en surimpression ?
Un interprète incrusté dans le signal s’affiche sur tous les écrans, mais il ne peut pas être agrandi seul et tout le monde le voit à la même taille. Les exigences du W3C sur l’accessibilité des médias demandent aux lecteurs d’accepter une piste de langue des signes séparée et synchronisée, que l’utilisateur active et désactive, et la charte de 2015 engageait à explorer une incrustation optionnelle dont on règle la taille et la position. Aucune loi que nous avons trouvée n’impose une piste séparée ; si vous incrustez l’interprète, faites-le grand et gardez-le à l’image tout le temps.
Peut-on utiliser nos propres interprètes avec Acceasy Live ?
Oui. Acceasy Live fonctionne avec les interprètes de votre événement, dans n’importe quelle langue des signes, LSF, LSFB ou LSQ comprises. U-I-X assure aussi l’interprétation en direct en langue des signes américaine (avec Visual Voice Media), britannique, colombienne, brésilienne (LIBRAS, avec Um Tradutor) et en signes internationaux.
Vous préparez un direct ou un événement ?
Dites-nous ce que vous diffusez : nous vous aidons à prévoir les interprètes, les sous-titres et le lecteur.




